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Bordeaux-Paris 2008 à chaud

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Bordeaux-Paris 2008 à chaud

Message par joachim le Mer 18 Fév - 16:52

Voilà c'est bel et bien terminé. Une aventure que j'ai somme toute appréciée mais tel je l'avais imaginé, c'est bien mais ça suffit; je pense avoir atteind une forme de limite en temps passé le cul sur une selle, je ne parle pas des limites des ressources humaines mais ma limite pour pouvoir encore dire: c'était bien. Avec mon assistant et ma future épouse nous avons rejoins Bordeaux vendredi soir vers 20h chez le papa de mlle ou nous avons passé la nuit. Quelle nuit j'ai cru que le Bordeaux-Paris allait s'arrêter dans ce pieu inconfortable ô possible, chaleur, moustiques si bien que je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit. Je commençais tout juste à m'assoupir enfin vers 4h du matin quand le redoutable moustique bordelais a décidé de me prendre pour cible. Je ne sais pas s'il (elle) avait invité ses copines (ce sont les femelles qui piquent) mais ce fut d'une opiniâtreté au point ou j'ai fini par laisser faire. Je me lève donc la tête dans le fionl en me demandant bien s'il était raisonnable, censé, possible d'aligner ensuite plus de 600 bornes et une nuit blanche supplémentaire à pédaler. Je commençais déjà à me dire ''pourquoi faire''... Je me suis apporté la réponse que je ne pouvais plus reculer maintenant. Pas dormi mais j'ai fais le mort donc finalement ça tire sous les yeux mais je sentais le reste relativement en forme puisque reposé. Nous nous présentons à Artigues vers 11h30...
Lheure est à songer à se préparer, rechercher les pommades le bon cuissard les bonnes barres terminer les derniers préparatifs, il fait chaud et finalement il n'est plus le temps à s'asseoir autour d'une table. Chacun ira à sa petite affaire. J'en profite une dernière fois pour faire le mort, puis à surveiller ''l'entassement'' sur la ligne de départ afin de ne pas me retrouver derrière.
... Départ ''rapide'' mais loin du très rapide comme lu ou entendu ci et là et sans commune mesure d'une course traditionnelle. Le rythme est régulier, les gars sont affutés on les sent près mais il y a de tout dans ce peloton, des vélo-couchés, des tandems, des cyclistes pas habitués à rouler en peloton avec le lot de trajectoires incertaines voire hasardeuses... Prudence donc, je choisi le côté gauche près à éviter une toute mauvaise surprise. Finalement tout s'est bien passé pour tout le monde au bout du compte. Première côte et déjà le peloton se disloque, des grappes de pelotons se forment. Pour moi j'ai les yeux tirés mais tout baigne en me concentrant à rester placé afin d'éviter de me retrouver dans une cassure. Le premier post de contrôle arrive au km 105, nous avons près de 40 km/h de moyenne. Nous ne sommes plus qu'une cinquantaine. C'est bien ce qui me semblait la seule véritable difficulté c'est seulement la distance, ces drôles de 635 km (j'y tiens aux 35 derniers)... Seule difficulté ? ... Croyais-je... Je me suis fais rouler en toute beauté, j'en ai ''... '' et c'est peu de le dire. J'ai appris dans la pire déconvenue que le poste de contrôle n°1 était le plus haut point stratégique de l'épreuve ... Bon j'arrive, déjà pas de voiture ni assistant ni assistante pour moi. Je vois les cyclistes s'agglutiner autour de la table de contrôle comme des bêtes affamées leur carte de route à poinçonner à la main, je n'exagère pas en disant que la bataille faisait rage... J'hallucinais complêtement, mais je n'étais pas trop inquiet car le règlement stipule 7 minutes de neutralisation pour éviter justement ce genre de situation... Sur le règlement, car la réalité est toute autre, si tôt poinçonné si tôt partis, partis tous comme des voleurs. J'ai essayé de m'approcher mais la peur d'abimer le rayon d'une roue ou une connerie du genre vu l'irraisonnement général j'ai préféré éviter, et donc j'ai attendu. En fait le truc c'est d'avoir ton assistant présent qui tient ton vélo si tôt mit pied à terre, tu vas te battre dans la mélée, et tu repars aussi sec avec ton vélo qui t'attend à la sortie et basta. 5 minutes que je suis là et toujours pas de voiture en vue, je commence à m'inquiéter. Enfin je fais poinçonner la carte parmis les tous derniers, étant seul je fais remplir mes bidons dans le bar à côté, toujours seul je demande ou est le ravitaillement car il y a tout de même plus de 140 bornes entre le poste (1) et (2). C'est là me dit un mec de l'organisation. J'hallucine et je comprends soudainement les nombreux textes déplorant les services de cette épreuve, en effet 75 Euros à l'inscription, et au ravitaillement c'est un mec qui fait des saucisses avec son barbecue... Un vide cérébrale m'envahit ou brutalement je me sens seul très seul lorsqu'au même moment ma voiture arrive ENFIN.

Ils étaient en retard, ça je m'étais rendu compte, en allant chercher le plein de carburant et de quoi se nourrir pour les heures à venir ils avaient un peu mélangés les pinceaux aux alentours de Bordeaux puis ils ont été longtemps bloqués par le dernier peloton. Bon on va faire avec, je prends mes bidons qui étaient prévu ceux que je viens de faire remplir au bar me serviront pour m'arroser plus tard, je vide et remplis mes poches et c'est partis... je ne sais pas combien de temps après les premiers, une longue vue se dégage et rien, rien à part deux ou trois isolés ci et là trainant misère que je récupère mais pour tous je vais trop vite, pourtant je vous assure que je n'allais pas vite, j'étais plus à réfléchir sur ce que je devais faire qu'à pédaler... Déjà 105 bornes et encore 530 à se taper. Ces isolés préfèrent attendre le deuxième peloton, soit, mais j'ai beau regarder loin derrière et rien ne se profile à l'horizon non plus, alors bon je décide de continuer à ma main en me disant que tout au long du parcours on finira bien par me rattrapper sûrement même bien avant la nuit. Je récupère encore deux ou trois cyclistes aussi dégoutés que moi par même déconvenue mais scotchés à la route. Rien à faire et toujours rien derrière. Je me sens physiquement bien on va dire, mon véhicule assistant n'est jamais loin les bidons plein la bouffe prête soigneusement préparée selon tout ce que j'avais marqué sur leur feuille de route avec une application remarquable. Mais combien de temps allais-je mettre au total ? je redoute le ''pire'', j'imaginais entre 20 et 24h selon le sens du vent et le groupe dans lequel je serai. Bon pas de groupe... ... pas de vent mais Paris est loin TRES LOIN... Alors 27; 29, plus de 30h ?? La Charente-Limousine arrive, je récupère des gars par ci par là mais ce sont des cyclistes qui ont sauté à la pédale du premier peloton complêtement h-s la plupart ont eu un gros coup de chaud et songent s'arrêter soit pour abandonner soit pour se refaire une santé la tête dans la glacière. Parmis ceux près à rouler le premier décide d'attendre son frère, le second se casse la gueule en voulant prendre un bidon à sa propre voiture venue à sa hauteur pour le ravitailler. Le troisième se prend un coup de chaud en direct live c'est même mon véhicule qui l'assiste mais il lâchera prise. Le quatrième enfin m'aide, le seul, mais il ne passe pas une côte, je l'attends une fois deux fois la troisième je continue et je ne le reverrai plus. J'ai 180 km au compteur et je vais me taper la plus longue solitude cycliste que je n'aurais jamais même imaginé puisque je ne verrais plus jamais un seul cycliste avant 3h du matin, si j'en ai vu par poignées à dormir à manger sur les bas côtés aux alentours des postes de contrôles, mais pas un seul sur la route.

JE SUIS SOUDAINEMENT SURPRIS A LA TOMBEE DE LA NUIT LE NOMBRE DE VOITURES QUI ME DOUBLENT AVEC LE VELO DANS LE COFFRE... Autant d'abandons ??? Soudainement un doute m'assaille, n'est-ce pas autant de cyclistes à faire un bout en voiture pour reprendre plus loin dans un but plus que douteux ??? Mais aucune preuve, j'ai fais bien attention mais je n'ai rien vu pour dire quoi que ce soit autre que cette impression. Nous quittons la Charente-Limousine ça devient plus roulant moins vallonné, mon véhicule arrive et me demande si ça ne me tentait pas de faire un bout au cul du pare-choc, je me laisse tenté en indiquant 40km/h merde depuis le temps que je roule seul, depuis le premier post de contrôle en gros, que c'était bon mais je n'insiste pas mon derny a duré 5 minutes car ce n'est pas le but c'est nul et si jamais je me faisais remarquer j'aurais pu être éliminé de l'épreuve par dessus le marché la nuit tombe donc on a arrêté c'te connerie. Le vent est nul et je maintiens un bon 30km/h sans laisser trop de force en enroulant du braquet pour être le plus économique possible. Je profite de cette portion calme pour enfiler des manchettes, un gilet, des bracelets fluos... ma copine est éberluée, je ne m'arrête jamais ni pour m'habiller ni pour pisser rien jamais, aux postes de contrôle je mets un pied à terre, coup de tampon et je repars dans la foulée, temps de perdu 30 secondes. Tellement vexé je ne voulais plus perdre de temps et avancer avancer et encore avancer, j'avais deux choses en tête, me ravitailler et avancer en faisant l'hydratation et l'alimentation mon cheval de bataille soigneusement préparée déjà tout pré-noté. D'ailleurs je n'ai jamais rien consommé autre chose que Overstim's, mon assistant et mon assistante malgré leur énorme bourde au départ ont été absolument remarquable sans faille, parfaits. Ils m'ont éclairés toute la nuit de bout en bout avec les phares de voiture juste derrière moi j'avais une parfaite visibilité et j'avançais comme en plein jour, j'ai vu une sacrée différence lorsqu'il s'arrêtaient pour changer de conducteur ou autre, et lorsqu'ils étaient juste derrière, sans eux j'étais obligé de ralentir de plus de 5 km/h, la crainte de ne voir un trou ou une bestiole qu'au dernier moment. Les heures passent et je suis étonné de garder une véritable dynamique tout au long du parcours. La fatigue est là, mais elle était déjà là sur la ligne de départ de toute façon. Au petit matin l'usure se fait plus que sentir, la pluie fait son apparition, mais en même temps le vent se lève et de dos, ce qui me permet de garder l'allure finalement, et puis, depuis les 4/5h du matin je double beaucoup de groupes de ceux qui étaient partis samedi matin 8h plus tôt ainsi que ceux partis vendredi. Cela + vent de dos a entretenu un excellent moral finalement. C'est incroyable de rattrapper de doubler et de lâcher autant de pelotons comme ça, d'habitude dans les pelotons je suis à bloc la selle coincée dans lu cul alors c'est très con car ce n'est pas le même registre mais c'était presque jouissif, quelques uns prenaient la roue quelques minutes puis me laissaient filer et ainsi de suite. Ca a été pendant 600km tant bien que mal..

Le plus dur ça a été les 40 derniers kilomètres avec la circulation ou il fallait sans cesse freiner et relancer, et un cumul de côtes les plus dures de tous les parcours, je ne dis pas ça parce qu'il y avait 600 km au compteur, non de sacrées putains de côtes vers Nozay le Gay; La Ville du Bois pour ceux qui connaissent, je devais mettre la chaine tout à gauche et il y a bien eu trois ou quatre côtes que j'ai monté à 14km/h sans pouvoir aller plus vite, jonglant avec ceux partis vendredi ou samedi matin encore plus arrêtés que moi zigzaguant sur le route, avec la circulation, avec les autochtones cyclos du dimanche matin, je crois qu'il y avait 35 km de trop et je n'ai pas compris pourquoi le final était aussi dur. Je franchis donc l'arrivée à Ballainvillier dimanche vers 11h10. Environ 21h10 de vélo, 635km à 30,180 km/h de moyenne dont presque 530 km seul sans le moindre relais de personne. C'est une moyenne horaire roulée, faisant référence au compteur, mais pour l'épreuve je dois me retrouver avec une moyenne moins élevées car les temps d'arrêts lors des 6 postes de contrôles ne sont pas décomptés évidemment, cela doit me faire officielement 29,quelque chose. Sur 1500 cyclistes je finis 39ème temps. Tout c'est joué bêtement au km 105 à 530 km de l'arrivée après plus rien n'a changé, ça n'a été qu'un long contre-la-montre individuel qui a duré plus de 18h... Content voir étonné de ma prestation mais très déçu que cela se passe ainsi. Enfin j'avais dit entre 20 et 24h, et c'est 21 au bout en le faisant seul. J'imagine qu'en moins de 20h c'était largement faisable. Merci toute fois vent de dos dans le final, ça c'était bon.
Après réflexion cet automne, mon prochain objectif c'est le Raid-Provence-Extrême. Là ça va être autre chose...

joachim

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