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La Serre Che.

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La Serre Che.

Message par Joachim. le Mar 30 Juin - 19:01

Je reviens de cette cyclo, c'est la première fois que je faisais une cyclosportive dans les Alpes, et 6 ans que je n'étais pas venu. L'épreuve propose le grand parcours le samedi, long de 205 km par le Col de Montgenèvre - Col du Mont Cenis par le versant italien, depuis Susa, puis retour par le Col du Télégraphe et le Col du Galibier. Puis le petit parcours du dimanche long de 109 km comprenant comme principales difficultés la Champcella, qui surprend quand on ne connaît pas, et le Col de l'Izoard par la Casse Déserte qui correspond grosso-modo à l'idée qu'on peut s'en faire. Les deux journées départ et arrivée au même endroit, près de St Chaffrey.

Arrivé la veille à St Michel en Maurienne, devant une météo resplendissante je n'ai pas pu m'en empêcher, en selle, montée du Col du Télégraphe puis du Galibier, demi-tour au sommet, donc Télégraphe des deux côtés, je rentre avec 72 km et un sérieux dénivelé qui auront demandé très largement plus de 3h de vélo, tout ce qu'il ne faut pas faire la veille de deux cyclos montagnardes surtout lorsque la première contient 205 bornes. Deux choses qu'il ne faut pas faire d'ailleurs, ce déplacement a été décidé une semaine avant, et 6 jours avant le départ j'avais été faire 200 bornes mais c'était prévu, je n'aime pas annuler ce qui est prévu. Bref j'étais maintenant en montagne, c'est rare, et l'objectif principal c'est de faire du vélo. Météo parfaite de bout en bout.

Au moins un bon point, mon hôtel était à 150 mètres du départ, c'est la première fois que je fais une épreuve en dormant aussi prêt, pourtant je n'ai réservé que une semaine avant. De la chance et du hasard, en cherchant c'était le premier qui m'a été proposé.

Le premier départ le samedi est à 7h30, dans un deuxième sas mais remonte très rapidement devant sans difficulté dès les premiers kilomètres, pour 205 km à 4697 mètres de dénivelé selon Openrunner que j'estime en 8h, peut-être un peu moins, je préfère des estimations prudentes entre l'inconnu et les imprévus... Le Col de Montgenèvre arrive rapidement, je monte au rythme qui me convient sans chercher à suivre, ma vitesse oscille entre 14 et 18 km/h selon les endroits, je ressens que le périple de la veille fait mal aux jambes, enfin manque de souplesse et de rendement immédiat plutôt, s'ajoute aussi le voyage, 12h de bagnole pour venir, mais au fond ça va. Je laisse filer une bonne vingtaine de concurrents, ils vont trop vite à mon gout. Je bascule dans ce qui doit être le deuxième groupe dont nous sommes une bonne dizaine à se regrouper dans la descente. Je suis impressionné par cette longue descente qui plonge vers Susa en Italie, je n'avais jamais fais une descente aussi longue de ma vie. En bas premier ravitaillement, je perds la moitié des concurrents bien trop précipités à faire la manip. Je reprends mon chemin, et on attaque à l'arrêt ce Col du Mont Cenis que je ne connais pas mais représente à son tour la plus longue côte de ma vie. Je ne vais pas vite, autour de 13 km/h mais cela me suffit, une autre dizaine de concurrents que je ne peux pas suivre passent, à vue de nez une quarantaine en tout sont devant moi. Ca se passe pas trop mal, pas vite mais sûrement. Le ravitaillement au sommet du Cenis arrive, faut que je pisse, pose mon vélo dans l'herbe, prend mes bidons pour les remplir, et les remets sur mon vélo encore couché, une erreur de débutant j'entame la descente sans avoir vérifié mes gestes que j'imaginais naturels, mais le vélo couché vraisemblablement je n'ai pas fixé mes bidons comme il se doit, je pars vite pour ne pas rester seul, dans la descente je perds un premier bidon, merde, ça va trop vite tant pis j'en ai un autre, et bing le deuxième se barre dans la foulée... Pas le choix il faut que j'en récupère un, je m'arrête faire demi-tour, perd mon groupe naturellement, mon bidon n'a plus de bouchon qui a explosé... Dégouté. je fais avec, presque vide, m'arrête en bas à la première fontaine, repars, la moitié de l'eau ne reste pas dans le bidon, me tape une longue vallée vent de face seul un long moment avant de me faire rattraper par un autre groupe vers Modane. Je me cale dans les roues mais je suis sec, cette longue vallée en restriction d'eau m'épuise d'autant que le vent assèche et la chaleur monte. M'arrête au ravito au pied du Télégraphe, mais c'est déjà trop tard le mal est fait et le bidon plein en quelques balancements devient à moitié plein. S'entame alors une longue galère pour basculer le Télégraphe et le Galibier, je suis à l'arrêt, m'arrête partout ou je peux pour remplir ma moitié de bidon. J'arrive enfin à Serre-Chevalier, 58ème en 8h04 temps réel, 7h55 roulé. J'ai perdu dans mes conneries au moins 20 minutes / une demie heure, ce n'est pas très important mais c'est dommage de se mettre en position de galère inutilement. Je conclus malgré tout, car j'ai galéré mais pas souffert, avoir passé une bonne journée.

J'ai beaucoup redouté le lendemain et les conséquences de ces deux derniers jours, être vendéen, faire de la montagne une fois par an, vieux et accidenté cérébral c'est quand même un sacré handicap. Je prévois une éventualité de ne pas prendre le départ. Finalement j'y vais quand même, et cela ne va au fond pas si mal que ça. Je coince dans la Champcella, là je paie, mais ça va, dans l'Izoard je ne me fais pas doubler des masses, et rattrape un peu, kif-kif bourricot. Je prends mon temps en tous les cas, cette fois je finis 53ème, Champcella + Izoard, ces 109 km parcourus en 3h42.

Dans l'après-midi je me suis avancé mais comme un tunnel du Lautaret est effondré et que le Galibier était vu et revu, je décide de reprendre la route par l'Italie, chose incroyable je retrouve mon deuxième bidon 100 km plus loin, puis file jusqu'à Chambéry. En voiture naturellement.

Avant de rentrer chez moi le lendemain je fais une "petite" sortie par le Lac du Bourget, montée du Relais du Chat, un truc sérieux, 12 km à 10% de pente régulière, revient par le Col du Chat beaucoup plus calme, soit une boucle de 42 km avant de me taper 9h de bagnole, arrivé à minuit.

205 km / 4697 mètres D+


109 km / 2188 mètres D+

Joachim.

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Re: La Serre Che.

Message par Joachim. le Sam 11 Juil - 22:57

Le Galibier le premier jour, veille des épreuves :


Col de Montgenèvre, première épreuve, km 10, encore 195 km à parcourir


Le Galibier à peu près au même endroit le deuxième jour, km 170-175 environ, encore 30-35 à parcourir avec mon bouchon de bidon restant explosé. Braquet 36x27 environ 13 km/h...


L'Izoard par la Casse Déserte le troisième jour, deuxième jour d'épreuve.

Joachim.

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