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Programme 2011.

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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Jeu 12 Mai - 16:12

Beaux projets quand même ces 15 jours forcés vont te faire du bien pour l'été. Oui je crois bien que Laurent a renoncé au REV, comme beaucoup, il y en aura moins au départ de l'épreuve et encore moins à l'arrivée, mais je pense l'adversité coriace car ceux qui restent..... Je pense en particulier au Vieux Bridou.
Là nous revenons du séjour en Bretagne. 439 km parcourus sur les 2 jours pour un total un peu supérieur à 16h de vélo et 5000 mètres de dénivelé et des poussières. On s'est rallongé par rapport aux parcours initiaux, le but c'était d'avoir 16h de vélo. On a eu de la chance avec la météo juste idéale pas trop froid pas trop chaud. Tout s'est bien passé.

L'impressionnant RECPC de Jérémy avant de partir (Raid-Extrême-Croissants et Pains au Chocolat) La diététique n'était pas au rendez-vous, mais la fringale non plus LOL l'un dans l'autre...
Montée du Col de Trédudon, toit de la Bretagne.
Pas une grosse montée infernale mais c'est quand même 100 mètres plus haut que St Michel Mt Mercure ça vallait notre détour.
Bord de l'Aulne avant Châteaulin.
Jérémy au sommet du Ménez-Kerque (209m), sans doute le plus dur qu'on ait monté au cours de ces 439 bornes, ici 2.5 km à forts %
Sommet de la Montagne de Locronan (289m) avec vue sur la Baie de Douarnenez.
L'Aulne en plongeant sur Landévennec.
Si si on a osé; il n'y a pas que sur le Giro^^


Sommet du Ménez-Hom (330m) Bon ok les derniers mètres à pieds. Vue sur la Baie de Douarnenez.

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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Jeu 12 Mai - 16:30

Prochaine étape maintenant dans moins d'une semaine, course pour moi dimanche de 110 km, classique, mais lundi départ minuit pour 400 km d'une traite, un peu moins de dénivelé qu'en Bretagne cette fois puisqu'on partira de Montaigu mais au bout de 100 bornes il restera encore 300 bornes, une assistance avec véhicule nous permettra de ne pas ou peu s'arrêter.
Parcours ci-joint : http://www.openrunner.com/index.php?id=756746
Ca devrait faire le Fuiteau à 2h du matin; la forêt de Mervent à 4h du matin; Pouzauges au lever du jour (à travers le vieux Pouzauges en diagonale sinon ce n'est pas marrant) Le Puy du Fou à mi-parcours vers 8h; La Boissière sur Evre en début d'après-midi et retour à Montaigu normalement entre 15 et 16h l'après-midi. Jérémy s'arrêterait au km 400, possible que je me rallonge pour avoir réellement le quota de 16h de vélo ça dépendra comment on roule mais entre la nuit les routes empruntées et la distance pas sur que ce soit nécessaire... Super impatient d'y être, en attendant il y a la course de dimanche à passer.

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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Mer 18 Mai - 14:23

Eh bien ça a envoyé du lourd ! Quelle formidable journée dans des conditions absolument idéales, départ à Minuit et 19 minutes un peu à la bourre, pleine lune, pas froid (8°c) pas de vent, pas de nuage. Une nuit absolument idyllique suivis en plus par un véhicule.
Le parcours de 400 km était le fil rouge de la journée mais je me doutais bien qu'il faudrait rallonger pour arriver à 16h de vélo >>> 16 roulé !
Avec Jérémy nous avions 412 km (déviation sur Ste Hermine et autres quelques bricoles) mais pas en retard sur l'horaire... 412 km en 14h22, je ne pensais pas rouler aussi bien sur un tel dénivelé surtout qu'on n'est pas trop à l'esprit course. Jérémy s'en est arrêté là "400" suffisait et surtout il travaillait ce matin à 5h sur Chavagnes et naturellement il y est allé... A vélo !
J'ai libéré notre accompagnateur voiture, prit le sac à dos et j'ai -terminé- par Les Pinserons, St Georges, Chavagnes, Le Coin, la Salette, la Rabatellière, retour par Chavagnes... St Georges et Montaigu. Au bilan, 454 km pour 16h de vélo tout rond. Et le "pire"... c'est que je me sens plutôt bien, mon organisme assimile parfaitement ce type d'effort et mentalement j'adore ça.
Le plus dur c'était de tourner autour de la maison et continuer, passer à Tiffauges sur la route touristique au km 278 puis continuer par les Trois Provinces, Boussay et continuer jusque sur Montrevault il faut vouloir car au fond sur 454 bornes je n'ai jamais été vraiment à plus de 70 km de la maison, très bon travail sur le cerveau. Mais j'avoue que mentalement le plus dur a été de retourner sur Chavagnes après avoir déposé Jérémy et libéré le chauffeur mais 1h plus tard je me sentais à nouveau bien.
Il ne restera plus que le Pays Basque en juin pour trois sorties de 9h et je serai enfin prêt à affronter le Raid-Extrême-Vosgien dans toute sa dimension.

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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Mer 18 Mai - 21:59

"Appel des concurrents" LOL ... Sur la ligne de départ.
Notre Jean-Paul sur les strating-blocs.
Ca va reihc !
Pose pipi vers St André Goule d'Oie.
Première image visible à travers pare-brise au petit matin vers St Pierre du Chemin.
Mur de 21% en parallèle à Rochard par une petite route qui n'existe ni sur la carte ni sur Openrunner.

Au final...


Un peu marqué évidemment mais pas plus que ça.


Quelques explications sur "tant" de luminosité nocturne vu en plein jour....



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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Mar 7 Juin - 21:05

C'est reparti la semaine prochaine pour la touche finale, l'échéance approche après les dés seront jetés. Course dimanche normale aux Herbiers sous forme de critérium en caté 2 forcément, lundi je descend au Pays Basque et ensuite avec Jérémy nous allons rouler, 200 km mardi; 200 km mercredi; 200 km jeudi (212 exactement) pour un total de 14454 mètres de dénivelé en partant près de St Jean Pied de Port (Aincille exactement), ça c'est le programme minimum, mais je me rallongerai chaque jour pour obtenir 9h roulé, afin d'avoir 27 heures de vélo au total, soit un peu plus de kilomètres un peu plus de dénivelé et un peu plus d'heures de selle que le jour J dans les Vosges 1 mois plus tard ou là ce sera, en une fois !! Jour et nuit. Oui bon le Pays Basque on le fera de jour.

Parcours 1ère journée:
http://www.openrunner.com/index.php?id=853437

Deuxième journée:
http://www.openrunner.com/index.php?id=970288 (La plus dure)

Troisième journée:
http://www.openrunner.com/index.php?id=853856 (La plus longue)

Vu les sensations sur 16h de rang en partant à minuit de chez nous je suis très confiant pour la suite je me sens dans mon élément, dommage que cela ne puisse s'exercer qu'avec parcimonie.

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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Dim 19 Juin - 17:58

Bon pour la course aux Herbiers j'ai abandonné rapidement le déluge en ville sur circuit de 1,4 km après quelques glissades, ce n'est décidément pas la fête depuis le Championnat Régional, j'ai préféré ne pas insister la peur de louper mon voyage au Pays Basque... Pendant ce temps là Jérémy gagnait à Treize-Septiers dans sa catégorie.

Séjour terminé, préparation au Raid-Extrême-Vosgien terminé. Bilan de ce séjour en demi-teinte déjà je n'ai pu faire aucune photo ce qui m'a passablement agacé. Le premier jour j'oublie la batterie de l'appareil sur le chargeur, le second j'oublie carrément l'appareil photo dans la voiture, et le troisième jour les conditions météorologiques ne permettaient pas la prise de vues...
Pour compliquer l'affaire Jérémy m'a envoyé "au fossé" lors de la première journée... Nous avions 6h de vélo il en restait encore 3 à effectuer. Sur une patte d'oie Jérémy a cru qu'on allait à droite alors que nous restions naturellement sur la route principale qui elle tournait à gauche. Par réflexe de survie il me pousse ! et m'étale sur le côté, en descente sur des graviers. Touché sur brûlures à la cheville au genou à la hanche au flanc et sous le bras... J'ai pris sur moi, déjà je ne cours plus beaucoup et plutôt derrière justement parmi les principales raisons pour éviter ce genre de chose car cette année, c'est le boxon...
On part en montagne à 2 et je me fais tamponner à la première journée. J'étais tombé une fois cette année ce qui est déjà exceptionnel mais surtout je n'avais jamais autant flirté avec le danger et évité le pire je ne sais combien de fois, pour ça c'est une année noire, toujours à cause d'une tierce personne que je me demande si je ne vais pas à la longue exiger du cyclisme en solitaire lol !! Heureusement pas trop de mal et le vélo pas trop touché ça n'a pas compromis le séjour en revanche j'ai très mal dormi avec les blessures! et ça ça été dur de très peu dormir. Séjour en demie teinte aussi car le dernier jour nous n'avons pas pu aller au bout pour des raisons de sécurité.
Malgré tout cela on s'est fait plaisir, des travaux de galériens sur bicyclette sur un décor hors normes <<<

1er jour départ donc de Aincille. Nous avons roulé sans se relayer avec pour but de faire trois sorties de 200 km. Au sommet du Burdincurutcheta nous avions 17,45 km/h de moyenne. Au sommet du Bagargui 18,65. A Larrau 21,05. Au sommet du Port de Larrau 18,33. Puis bon bout en Espagne par Isaba. Au sommet du Col de La Pierre St Martin 21,5 km/h de moyenne, puis Arette, Tardets, Mauléon, Pagolle, Col d'Osquich, Col de Gamia, Aincille et finalement nous arrivons avec 24 km/h de moyenne. 215 km car le but était d'avoir 9h de vélo après avoir bidouillé sur St Jean Pied de Port pour arrondir à l'heure.
2ème jour un chantier, départ de Aincille toujours, St Jean Pied de Port et là on va dire "l'Enfer Basque" par la route des péllerins de St Jacques de Compostelle nous avons emprunté une côte de 17 km incluant un mur pas loin de 12 bornes, il s'agit de la D428, là ou passe aussi le GR65. Nous avons doublé une bonne trentaine de marcheurs éparpillés dans toute la montée. 17 km plus loin nous arrivons au Col d'Arnostéguy avec à peine 15 km/h de moyenne, puis le Col d'Orgambidé, Iraty, encore un mur de 10 bornes, puis le Col d'Héguichouri, la Bagargui, le Col d'Arhansus à peine goudronné, Col Burdin Olatze, Col d'Aphanize, Lécumberry, Col d'Hosta, Col d'Osquich, Idaux Mendy, Assurucq, à nouveau Col Burdin Olatze versan Est, Mendive, et retour par Estérençuby... On a à peine plus de 21 km/h de moyenne. Un chantier ! Aussi il aurait fallu un pignon de 27 par nombreux endroits nous étions collés parce que trop gros. Imaginez la "Route Touristique" de Tiffauges sur la distance de Montaigu - Cugand ....
Enfin 3ème jour nous devions aller cette fois jusqu'à Marie Blanque et revenir par le Bagargui. Départ d'Aincille, ciel un peu couvert mais pas sensation de froid, personne n'annonçait spécialement la pluie on part juste en réserve un maillot manches longues. Nous démarrons par Mendive, Col Burdin Olatze avec un brouillard dense qui nous tombe dessus et ça commence dans la montée impossible de se mettre debout sur les pédales par manque d'adhérence. Forcément on se pose des questions pour la descente... A quelques km du sommet la pluie s'abbat on arrive en haut avec à peine 16 km/h de moyenne. On attaque la descente vers Potto il fait froid, ça ne freine que très mal, les routes sont glissantes mais on espère une amélioration. Nous passons un autre col qui n'est pas indiqué sur la carte qui mène vers Sunharette, puis Tardets... Jérémy est à deux doigts de l'hypothermie, le temps ne s'améliore pas. Je prends la décision de rentrer pas la vallée sous une pluie battante. Retour par Mauléon, Col d'Osquich, Larceveau, St Jean Pied de Port, et je bidouille pour avoir presque 100 bornes et presque 4h de vélo... Le séjour se termine un peu en eau de boudin c'est le cas de le dire nos jantes étaient couvertes autant de boue que de bouse...
Jérémy a énormément progressé mais il n'a pas éviter chaque jour un gros coup dur, sur les longues montées et en général parmis les dernières. la peur des descentes de cols, crispé, mais il a là aussi énormément progressé aujourd'hui je suis persuadé qu'il est en mesure d'étonner dans les virages et dans les descentes. Mais ce qui m'a le plus impressionné chez lui c'est sa faculté d'adaptation et de récupération.
Pour moi je n'étais pas exceptionnel mais je dirais que physiquement ça a été, j'étais toujours mieux dans les derniers cols que dans le premiers, chaque jour, sauf le 3ème jour! J'ai toujours eu du mal à me sentir ok dans le premier col. La faute au petit-déjeuner j'en mets ma main à couper. et mentalement je me suis senti indestructible, je me demande si je ne serais pas allé au bout de la 3ème journée si j'avais été seul malgré les circonstances particulières, malgré le peu de sommeil j'avais de l'essence à défaut de watts. Pour Jérémy c'en est terminé avec les longues distances cette année il est arrivé au bout de ces envies, enchainer des sorties de 200 km en montagne, pour moi le plus dur reste à faire et j'espère que tout ce que j'ai fais d'ici là, sera suffisant. Maintenant je prime sur la récupération et quelques courses pour la forme. Le critérium de Treize-Septiers sera ma dernière course avant le Raid-Extrême-Vosgien. www.raidextremevosgien.com


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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Dim 19 Juin - 18:02

Voici un récapitulatif des montées les plus difficiles du Pays Basque français (hors cul de sac) avec un concentré particulier. Il ne reste plus qu’à organiser le PBE (Pays Basque Extrême)

http://www.openrunner.com/index.php?id=1041897
Col d’Anostéguy depuis St Jean Pied de Port par la Route Napoléon (D428). 17,917 km à 1101 mètres de dénivelé. Altitude mini 172m. Altitude max 1236m.

http://www.openrunner.com/index.php?id=1041901
Montée d’Iraty depuis Estérençuby par D301. 8,643 km à 847 mètres de dénivelé. Altitude mini 303m. Altitude max 1146m.

http://www.openrunner.com/index.php?id=1041988 Col Bagargui par le versan Est. 9,535 km à 805 mètres de dénivelé. Altitude mini 505m. Altitude max 1303m.

http://www.openrunner.com/index.php?id=1041981 Port de Larrau par Larrau puis Col d’Erroymendi. 15,081 km à 1170 mètres de dénivelé. Altitude mini 391 m. Altitude max 1541m.

http://www.openrunner.com/index.php?id=1041976 Col Burdin Olatze par Mendive. 10,651 km à 809 mètres de dénivelé. Altitude mini 287m. Altitude max 1074m.

http://www.openrunner.com/index.php?id=1044874 Col d’Aphanize par Béhorléguy. 9,322 km à 780 mètres de dénivelé. Altitude mini 273m. Altitude max 1053m.

http://www.openrunner.com/index.php?id=1044904 Col Burdin Olatze par Aussurucq. 15,686 km à 849 mètres de dénivelé. Altitude mini 221m. Altitude max 1053m.

http://www.openrunner.com/index.php?id=1044932 Col de Burdincurutcheta par Col d’Haltza. 9,330 km à 810 mètres de dénivelé. Altitude mini 314m. Altitude max 1121m.

http://www.openrunner.com/index.php?id=1045009 Col d’Arnostéguy par Col d’Orgambidé. 14,853 km à 985 mètres de dénivelé. Altitude mini 299m. Altitude max 1232m.




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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Ven 8 Juil - 18:39

J-8.
Vendredi prochain, à midi j'aurais 3h de vélo dans les montagnes vosgiennes et il m'en restera encore environ 22 (heures) à parcourir "non-stop".
Je me sens très fort et très endurant à 30 km/h de moyenne sur le plat, un peu moins en course mais les courses me font du bien. Sur la sortie de 16h je m'étais baladé, au Pays Basque si je n'avais pas été au sol et donc mieux dormi tout aurait été parfaitement OK. Ce soir il reste le critérium de Treize-Septiers... La météo est guère engageante, ce n'est vraiment, vraiment pas le moment de se casser la gueule...
Ce sera la sécurité en point d'orgue... Dans la mesure du possible; je ne prends pas le départ en cyclo non plus !
J'ai pris ma semaine. Si tout va bien je pars là-bas lundi, faire quelques reconnaissances sur le terrain.

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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Lun 11 Juil - 13:06

J-4

Arrive en date donc le Raid-Extrême-Vosgien, vendredi 15 départ 9h pour 600 km à près de 12000 mètres de dénivelé en mode "contre-la-montre"... Ce n'est pas qu'il faudra tellement être pressé mais dans le sens qu'on est chronométré et surtout interdiction de se relayer avec un autre concurrent... Ce qui ne devrait pas être difficile ici il n'y a pas foule à se bousculer aux inscriptions et nous partons individuellement minute par minute.

J'ai choisi la formule avec assistance, c'est à dire exactement comme dans un contre-la-montre un véhicule nous suit avec en + ravitaillement instantané et éclairage plein phare la nuit.

Pour cela il a fallu se préparer. Récapitulatif j'ai effectué une sortie de 6h, une de 8h, une de 10h, une de 12h, deux de 8h, une de 16h avec départ à minuit, enfin il était prévu trois de 9h mais je n'ai pu en effectuer à ce moment là que deux et demi pour des raisons expliqués au retour du Pays Basque, je ne suis pas trop inquiet juste un sale sentiment d'inachevé.

Et bien sur quelques courses de vélo pour la forme, la semaine dernière j'étais en nocturne mercredi soir et vendredi soir. Précédément j'avais couru le samedi soir; dimanche après-midi et mercredi soir. 4 fois sur 5 dans les 20 premiers malgré une chute ça n'allait pas trop mal. Mais si les courses m'aident bien pour la longue distance en revanche les longues distances sont un véritable boulet pour les courses...

La météo vosgienne s'annonce une fois de plus incertaine, mais cette fois je pars équipé pour toute circonstance Et surtout je n'aurai que moi à gérer. Enfin à priori mentalement je suis intouchable et physiquement à priori toujours, je ne risque pas grand chose... Sauf que j'ai mal à la gorge et par conséquent je ne dors pas super bien ... Mais ça va déjà mieux et d'ici là ça a le temps de disparaitre d'autant que je ne vais pas beaucoup sortir le vélo en attendant vendredi....

J'ignore en combien de temps je peux faire ça. Déjà j'y vais avec l'esprit cyclosport, il va y avoir du sport mais hors de question de "me mettre minable" j'attache une importance à finir sur une bonne impression. Je pousserais un peu plus sur les pédales si je vois qu'un podium est jouable mais pas à tous prix.

La santé restera une priorité. Il faut voir ça comme un 100 bornes à pied.

Je m'engage avec une cassette 12-25 et devant 34-50.

Il y a aussi le temps passé à rouler et le temps réel pour la totalité, c'est le deuxième cas de figure qui fait foi, si je m'arrête le chronomètre il s'en fout lui continue à débiter... Hors l'organisation oblige une dizaine d'arrêt pour signer son passage à tel ou tel endroit un peu comme sur le Tour de France 1903, sauf que le chronomètre lui ne s'arrête pas. Ensuite le parcours est non fléché, on se démerde avec le road-book. Mit bout à bout selon sa gestion l'obligation et la capacité à se repérer + les imprévus on a vite perdu 1h à 1h30 ... Même si au fond on n'est pas à 1h près.

De toute façon on ne peut pas aller très vite, il faut gérer sur la durée 25h à pédaler, gérer ensuite les difficultés, à près de 12000 mètres de dénivelé j'aurais dépassé les avions .. lol Ca veut dire que le Ballon d'Alsace va se monter certainement pas à plus de 14 km/h de moyenne, et ensuite si descente de nuit, bien malgré la voiture derrière dans les Vosges ça tournicote beaucoup donc plein éclairage alternatif il faudra être prudent à tout, prévoir l'imprévu, gérer la fatigue, route ouverte à la circulation en permanance dit aussi respecter le code de la route etc...

Bref... On n'est pas rentré !

...Il parait qu'un 23 de moyenne tout réunit (donc sans doute un 25 roulé) c'est déjà une performance...

Je pars aujourd'hui sans toute fois arriver là-bas dès ce soir

Demain j'effectue la reconnaissance du début de l'épreuve, et la fin mercredi. C'est tout l'après-midi il y a le Tour de France faut pas déconner lol

D'ici vendredi je pense effectuer deux petites sorties d'1 tranquille.

J'aurais trois personnes sur place pour "m'assister" , dont mon épouse toujours partante pour ce genre d'expédition ^^

Reprise des courses en douceur fin juillet. Après si tout va bien je vais essayer d'aller chercher quelques résultats ci et là comme chaque année.

A++


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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Lun 11 Juil - 13:22

Liste des engagés actuellement :

LENNINGER ALOYSE 47ans H DISTROFF ( 57 )
ESSELIN GILLES 50ans H CHATENOIS ( 67 )
BRIDE PASCAL 53ans H MULHOUSE ( 68 )
DERAIN LAURENT 32ans H CHAMP SUR DRAC ( 38 )
BASSOMPIERRE AURELIEN 30ans H ANDLAU ( 67 )
DEFRANCE GILLES 63ans H ANDERNOS les BAINS (33)
GARREAU JOACHIM 39ans H MONTAIGU ( 85 )
ROBERT JEAN MICHEL 63ans H DOLE ( 39 )
BECARUD THOMAS 24ans H SAINT AVOLD ( 57 )
LACARIN PASCAL 47ans H BELLENAVES ( 03 )
VELEZ JEAN MARC 49ans H LE CHESNAY ( 78)
ROYER ERIC 42ans H ESSONNE ( 91 )
ALBRECHT MICHAEL 43ans H SEVRES ( 92 )
FEDENSIEU OLIVIER 45ans H PARIS ( 75 ) FRANCE
FABRE JEAN MICHEL 43ans H ST JEANNET ( 06 )
BIEHLER ALAIN 45ans H MADRID. ESPAGNE
MATTER SOPHIE 38ans F CARCES ( 83 )
GOUJON MARTIAL 49ans H FONTAINE( 38 )
NOLLET BERNARD 65ans H RIS ORANGIS ( 91 )
LUNEL MATHIEU 34ans H RIEUX en CAMBRESIS ( 59 )
BASKET PASCAL ? H FRANCE?
FORET ERIC 39ans H ALBEUVE. SUISSE
CONRAUX EMMANUEL ? H COLMAR ( 68 )
FAIVRE MICHEL 51ans H GRANGES -NARBOZ ( 25)

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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Mar 19 Juil - 14:23



http://www.raidextremevosgien.com/home/nouveausiterev

Résultats REV "Scratch" 2011 ( 607 km / 11700 M )

1er Pascal BRIDE
2éme Pascal LACARIN
3éme Joachim GARREAU

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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Mar 19 Juil - 16:39

607 km mais moi j'en retrouve 614 !

" Routes à l'ancienne, étroites, sinueuses, instables... gravillons partout et goudron fondu. C'est un chantier pour ce que j'ai reconnu, et de la belle grimpette ! Impossible d'aller vite même en descente. Région magnifique en tout cas. "

C'est le sms que j'ai envoyé à mon épouse en arrivant le mardi, peu après une première reconnaissance en voiture. J'ai été épaté par l'atmosphère, étouffante presque nucléaire, pas d'air et soleil incroyablement brûlant autour d'un paysage pourtant tellement verdoyant... Le contraste est saisissant. En tous les cas j'aime quand c'est vallonné, quand c'est dur, sinueux, étroit, sauvage et encore mieux au milieu de forets immenses et intenses... Il paraît que le loup s'y promène... J'ai adoré ces fameuses "rf" dites routes forestières ou ça ne rend pas, l'impression de grimper aux arbres, et la nuit quasiment fantomatique... Moments hors du commun.
Le lendemain de la reconnaissance le mercredi incroyable il pleut des cordes et cela a duré plus de 24 heures non-stop... Il faisait froid !! Je commençais soudainement à être inquiet... Sauf qu'au moins nous échapperons finalement au goudron fondu ! D'autant plus comme il y a 2 ans lors du RPE j'avais mal au genou !! Incompréhensible... J'ai fini par croire que c'était psychosomatique et puis non ce n'était pas cohérent depuis le temps que je fais du vélo, tous les dimanches je suis en course, ce n'est pas une "balade" à vélo qui pouvait me procurer des douleurs provoquées par l'esprit pour moi ce n'était pas logique.
Finalement c'est mon épouse qui trouve la solution... Quel point commun entre le RPE et le REV: des heures et des heures de voiture que je ne conduis jamais, le siège bas et la pédale d'embrayage dure en appuyant dessus j'ai l'impression de me soulever, hors nous les cyclistes on est extrêmement fragiles dès qu'on fait quelque chose dont on n'a pas l'habitude... Il m'aura fallu attendre 2 ans pour comprendre !!
Sauf que lors du RPE c'est venu au km 150, tout de même à 450 km de l'arrivée et j'avais ensuite connu un calvaire pour bien terminer de façon tout à fait honorable. Ici c'est différent j'avais mal au genou dès le départ, j'étais très déçu, mais en revanche je n'ai jamais eu vraiment mal en pédalant juste une gêne et qui a même disparu au cours de la nuit de l'épreuve pour ne plus être inquiété jusqu'à l'arrivée. Sauf qu'à 478 km de l'arrivée je me suis cassé la gueule... Alors moi qui me plaignais d'avoir mal au genou je repars avec deux maux de genoux mais aussi aux coudes, à l'épaule et à la nuque. Pour clore le casque est mort et la patte de dérailleur bien abîmée...
Nous partons donc le vendredi 15 juillet le premier concurrent à 9h puis de deux en deux comme un contre-la-montre nous avions même une rampe de lancement de circonstance. Par tirage au sort mon départ a lieu à 9h10 L'Ultra favoris derrière moi... Ca me contrariait un peu car je savais qu'il me doublerait assez tôt hors j'espérais un début tranquille. Comment ne pas être influencé! Finalement je parviens à partir en roulant à mon rythme. Le Vieux Bridou avec son vélo de contre-la-montre sur le toit de son véhicule assistant me rattrape au 100ème kilomètre au sommet du Col des Croix. Qu'est-ce qu'on a pu rigoler dans cette "course ou j'allais me faire manger"... Pas de panique, petit pipi je repars en me disant que la "moto" est déjà loin devant. Et Ô surprise dans la première ascension du Ballon d'Alsace et il est à portée de fusil... Je gère et surtout je me sens bien. Pour le jeu sans prétention mais quand même dans la descente vers Sewen je décide de "faire la descente" pour lui foutre la pression on me voyant juste derrière, >et puis alors sur de mon coup<... J'attaque ça comme dans un critérium de la côte vendéenne tambour battant, très très vite. Je rattrape un concurrent pourtant considéré bon descendeur si bien qu'il me gène, le double et puis plus loin... Patatra ! Pas eu le temps de comprendre je crois que ma roue avant s'est soulevé et je n'ai pas pu rectifier le tir.
... C'est la première fois de ma vie que je tombe à vélo tout seul comme ça sur la route "hors compétition" Quel blaireau... Je m'en suis beaucoup voulu, parce que forcément ça a gâché la fête!
Je repars tant bien que mal pour tester mais sans aucune garantis de pouvoir continuer, m'arrête trois fois pour redresser à la main la patte de dérailleur afin de réajuster les vitesses... Miracle ça marche! Et malgré tout j'arrive à avancer presque normalement, alors tant que ça avance...
Du coup je continue mais pour simple objectif de terminer, dégoûté de ce qui venait d'arriver, l'épaule tire et les deux genoux aussi...
Au cours de la 2ème montée du Ballon d'Alsace je double le concurrent que j'avais doublé avant de tomber. Ca a été le déclic: Je suis tombé et blessé mais malgré tout il y a beaucoup moins bien que moi d'autant que celui-ci a bonne réputation ! A partir de là plus rien de pouvait m'arrêter.
Les heures défilent, je découvre toutes les Hautes Vosges dans un décor somptueux, il faisait beau temps mais quand même pas très chaud. Outre tous les points de contrôles ou les arrêts sont obligatoires j'ai effectué mon plus long arrêt peu après le Col du Bonhomme, la nuit tombait il était temps de sortir les jambières, des affaires plus chaudes... Mais il a fait si froid cette nuit là que c'est finalement la tenue hivernale que j'ai du ressortir du sac! Heureusement qu'on m'avait prévenu...
Alors que jusqu'ici le 34x25 était largement suffisant c'est en attaquant le Petit Ballon côté nord par la route forestière que les choses se compliquent. Un mur de salopard j'ai l'impression de tirer 53x15 ! Avec mon dérailleur tordu pas facile si j'appuie trop fort sur les pédales les rayons vont se frotter au dérailleur. Au sommet une fusée d'artifice accueille chaque concurrent sacrée ambiance là-haut ou le thermomètre doit à peine dépasser 5°c... Et la descente... Digne d'un 1er janvier !
Une nuit impressionnante, beaucoup de graviers mais aussi du renard, biche, blaireau, belette, cri d'animaux étranges en tous genre. A peine le Petit Ballon descendu s'attaque aussi sec un autre chantier, le Platzrwasel. Il doit être de mémoire 2-3h du matin et à nouveau je regrette ne pas avoir un 27 dents. La nuit défile sans encombre avec vue de la Route des Crêtes les lumières de Colmar, Guebwiller, Belfort... Le monde semble nous appartenir. La route continue en pleine nuit je découvre des cols pavés... Sur de courtes portions heureusement mais je n'avais jamais vu cela en France, des pavés roses même! Si si et ils ne jouaient pas de la trompette...
Chaque zone de contrôle est marquée par l'ambiance incroyable du CCK et amis de Froideconche ou l'on se sent attendu et soutenu.
Le jour se lève peu avant Wattwiller. Il reste le sympathique Col d'Amic presque agréable, le Col du Hundstruck et pour la troisième fois le Ballon d'Alsace par le troisième côté pas encore monté... Par Sewen repassant sur les lieux de la chute.
Lors du dernier poste de contrôle à la sortie du Plancher les Mines on me dit que je suis 3ème. Cela éveille l'esprit de compétition endormi depuis plus de 400 bornes, je passe le Ballon de Servance côté sud à bon niveau d'effort rejoins le Col des Croix par une descente ou on a l'impression que la route va détruire le squelette, à gauche et là boulevard jusqu'à l'arrivée que je fais le plus rapidement possible. Je finis bien 3ème de l'épreuve avec de la marge je crois que le 4ème était à 2h derrière moi !
J'arrive à Luxeuil après cette formidable chevauchée vélocipédique de près de 27 heures, 26 roulé soit une grosse heure d'arrêt tout confondu, fatigué mais heureux de l'avoir fait. Heureux d'avoir échappé au pire, et satisfait de finir sur le podium même si en toute honnêteté je l'avais fortement envisagé avant de prendre le départ, je l'avais dis à mon assistance, sans qui rien ne serait possible. Je remercie "jérémy" qui m'a accompagné partout lors de toutes mes sorties d'entrainement ça m'a boosté et avec lui ces sorties m'ont parues moins longues. A "Jean Paul" qui a tenu à me suivre en voiture lors de ma sortie de 16h que j'avais organisée avec un départ à minuit. Aussi de m'avoir founi un gyrophare et un mégaphone aimantable sur le toit de la voiture. Remerciement aussi à mon épouse qui m'a suivit de son plein gré sur tous mes raids, à Michel qui fait pour la deuxième fois le déplacement depuis Bordeaux comme il y a 2 ans lors du RPE, remarquable, je dirais exceptionnel, et à Florence qui est venue donner un coup de main, conductrice hors-pair dans les descentes de cols, qui est venue découvrir l'aventure et se lance le potentiel défi de revenir l'année prochaine... En tant que concurrente !
Maintenant j'ai besoin de repos.

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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Mar 19 Juil - 22:11

Diaporama de l'épreuve... Il vaut son pesant de cacahuètes...

http://www.raidextremevosgien.com/home/histoire

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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Jeu 21 Juil - 18:57

Quelques photos personnelles ne figurant pas sur le diaporama :


Site de départ et arrivée à Luxeuil les Bains.



Ici avec celui qui allait être le futur vainqueur... Une moto des distances Ultra il y a 2 ans il avait monté le Ventoux en 1h15 bien malgré qu'au sommet il restait encore 550 km à parcourir...


9h10 sur la rampe de départ. Comme en contre-la-montre nous partions toutes les 2 minutes. Les lumières sur le vélo pour vérification du matériel mais j'allais les ôter durant l'épreuve bien sur, car la nuit nous n'allions la voir que 13h plus tard...


C'est parti et première difficulté du raid le Col du Mont de Fourche, c'est assez roulant la première partie malgré quelques raidars en cours de certains cols les 100 premiers kilomètres seront bouclés à 28 km/h de moyenne.


Florence au volant, Olivia à côté qui gère le ravitaillement, et derrière Michel qui s'occupe de l'itinéraire. Une équipe tournante au top...
Qui sait prendre le temps pour se refaire les heures s'accumulent et au total il faudra tenir plus de 25 heures. Pendant ce temps là je continue à caracoler de cols en cols ;- )))


Je double un des concurrents, la montagne est belle mais difficile pour tout le monde..
Le trou est fait ... De toute façon c'est no-drafting (interdiction de rester dans la roue d'un concurrent et donc interdiction de se relayer bien sur)

La chute a eu lieu... Une erreur de ma part j'ai voulu gagner 5 minutes j'en ai perdu 10... Je me suis comporté comme un débutant. Il faudra faire avec il reste 470 bornes.... J'ai échappé le pire.

Enième contrôle de passage, arrêt et signature obligatoire avec ici l'organisateur Jean-Claude Arrens.

Vérification du matériel et surtout... Redressage de la patte de dérailleur à la main pour la troisième fois afin de réajuster les vitesses... Une chance que ce ne soit pas cassé. Rien de parfait mais ça roule !!


Montée du Markstein par le versan le plus difficile il est un peu plus de 20h ... 11h de vélo ... Pas encore à la moitié mais ça commence à tirer sur la gueule...



Dernier col avant la partie nocturne. Il est 22h, au sommet le plus gros arrêt pour s'équiper...


... Comme en hiver, il fait froid, et de plus en plus froid jusqu'au coeur de la nuit, environ 5°c au Petit Ballon... Beaucoup moins en ressenti dans les descentes !!


L'aube... Ici montée du Ballon d'Alsace par son 3ème versan en l'occurence par Sewen sens opposé auquel j'étais tombé la veille. Il est environ 6h30 du matin.


Ballon de Servance depuis Plancher des Mines, dernier chantier du raid.


C'est la fin !


Le vainqueur est déjà arrivé évidemment...


Abbaye St Colomban à Luxeuil-les-Bains.


Terminé !


Toute l'équipe après près de 27h d'implication à chacun.

Mort.


Ca pique quand même... Même chose au coude, à l'épaule au dos... Tous mes maillots sont déchirés cette année. Casque fendu.


Et le podium... Ca use le vélo... Personne n'a dormi depuis plus de 36 heures.


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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Mer 31 Aoû - 19:38

Dans le magazine Top Vélo 4 pages sont consacrées au Raid-Extrême-Vosgien.
Par ailleurs l'ancien coureur professionnel Eric Leblacher vient d'en faire l'un de ses principaux objectifs cycliste 2012.
Pour moi ce sera très certainement une nouvelle épreuve que je n'ai jamais faite, tel je me le suis promis voici quelques années, un gros truc différent par an! Avec un goût d'aventure prononcé. Une épreuve de grand fond voir de cyclisme ultra.
Pour l'instant rien n'est fermement décidé il y a le temps de voir venir.

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Re: Programme 2011.

Message par f5rpt le Dim 4 Sep - 5:38

bravo pour ton reportage du REV 2011 Joachim ......... tu as une idée sur la prochaine ultra !!!
jp

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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Lun 5 Sep - 0:29

Salut JP.

Pour 2012 je n'ai pas forcément décidé une Ultra, un gros truc sur mais pas forcément une Ultra... Je réfléchis toujours et donnerai le verdict final à la fin de l'année. La seule chose de sure c'est qu'en Ultra pour l'instant 600 ça me suffit seulement des 600 il n'y en a pas des masses. J'ai déjà fais les deux seules en France, le Raid-Provence-Extrême et le Raid-Extreme-Vosgien. Il ne m'en resterait qu'une qui s'inscrit par ordre de difficiculté et celle qui reste c'est le Raid-Across-The-Alps... Encore plus dur avec de nombreux passages à plus de 2500 mètres d'altitude dont deux à plus de 2700 mètres d'altitude pour encore 26 ou 27h de vélo non-stop. C'est loin départ et arrivée à Nauders (Autriche)

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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Lun 5 Sep - 0:31

... En plus d'être très loin l'inscription est hors de prix.

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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Jeu 8 Sep - 17:36

http://www.lulu.com/product/couverture-souple/raid---extr%c3%aame---vosgien-r%c3%a9cit-de-joachim-garreau/16542364

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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Lun 10 Oct - 16:27

Pour revenir au Raid-Extrême-Vosgien les archives 2011 et autres années et ceux qui seraient tentés par l'aventure en 2012, désormais tout se trouve ici:
http://cycloclubfroideconche.com/index.php

Nouveauté il y aura 2 parcours, un petit parcours de 420 km pour ceux qui débutent dans l'Ultra et pour qui 600 bornes font peur, et le grand parcours traditionnel de 605 km pour cyclistes expérimentés et ceux qui n'ont peur de rien :-DDD

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Re: Programme 2011.

Message par joachim le Dim 27 Nov - 17:57

Pour ceux que ça interesse voici un peu de lecture histoire de donner des couleurs à l'hiver qui s'approche. Je propose le récit de Sophie Matter, ultra-passionnée du cyclisme ultra longue distance, et la seule féminine au départ du Raid-Extrême-Vosgien 2011, qui raconte son périple. Très bien écrit dans un style très différent du mien, le même parcours la même distance, mais une aventure radicalement différente. Passionnant à lire :

REV 2011 : Récit d’une REVeuse multirécidiviste

Prologue: une histoire de blonde

La veille du départ, dans la soirée, on me fait remarquer que mon pneu arrière – un Continental Grand Prix 4000 – a ‘fait la guerre’. En effet, il est ‘carré’ et la gomme s’est fendue sur plusieurs centimètres! Pourtant il n’a fait qu’un 1000 Bavarois, plus un 300, quelques 200... je n’ai pas beaucoup roulé avec Spirit cette année. ‘Tu ne vas pas partir avec ce pneu-là’... Jean-Claude Arens est encore plus inquiet que moi. ‘Euh...’... Je m’en veux, je suis confuse. Difficile d’expliquer – et de m’expliquer – que je n’aie pas vu cette évidence.
Jeudi 14 juillet, aucune chance de trouver un vélociste ouvert, mais je suis sauvée par la gentillesse des REVeurs: c’est d’abord Joachim Garreau qui me donne un Vittoria (il en a plusieurs en stock), mais comme j’hésite à monter un pneu de pur-sang sur un percheron, je me contente de le placer dans ma sacoche. Le lendemain au petit déjeuner, j’en parle avec Matthieu Lunel... et celui-ci me donne un ‘Conti’ neuf, qu’il avait emporté, au cas où!
Dix minutes avant le départ, c’est parti pour un montage ‘chrono’ – Jean-Claude, qui est vraiment sur tous les fronts, met les mains dans le cambouis, notre hôte de l’Abbaye court chercher une pompe à pied, la bataille est rude, le pneu se défend, une chambre à air éclate, et finalement je m’élance à 07h05, un peu honteuse, mais avec un gros souci en moins. Le petit groupe des randonneurs est déjà parti (normal, le timing doit être respecté). Cinq minutes de retard, ce n’est pas cher payé pour une telle négligence!
Première partie: la Route des Forts et le Ballon de Servance (100 km)
Le temps est couvert, mais sec, le fond de l’air frisquet. Je ne suis pas fâchée d’être seule. Je me sens trop fragile pour rouler en groupe. Je peine à trouver mon rythme: les jambes lourdes et le souffle court, j’atteins l’auberge ‘Chez Lulu’ en m’efforçant de ne pas me demander pourquoi, dans un état aussi pitoyable, j’ai l’idée saugrenue de m’engager sur un raid extrême.
La route des Forts est paisible. Forêts de sapins, étangs, belles vues sur la vallée. J’y aperçois quelques lièvres, ainsi qu’une biche avec son faon. Un bûcheron charge des fûts récemment tronçonnés sur son grumier. L’odeur de résine m’enivre.
Voici déjà le contrôle du col des Croix, tenu par Cathy et Brigitte, qui m’accueillent avec le sourire. Alain Biehler et Jean-François Plechat, deux randonneurs, sont sur le point de repartir.
Mes jambes commencent à mieux tourner. En début de REV, la montée au Ballon de Servance ne paraît pas très dure, malgré quelques passages pentus sur la fin. C’est plutôt la descente sur l’autre versant qui est difficile. La route forestière est étroite, rugueuse, très raide. Et décidément, il ne fait pas chaud! Seul le désir de gagner du temps m’empêche de m’arrêter pour enfiler le Gore-tex.
Ensuite, le col de la Chevestraye et le col des Croix sont très roulants. Second passage au contrôle du col des Croix. J’y rencontre Bernard Nollet, un randonneur déjà présent sur le REV en 2010. Je fais honneur au buffet (et particulièrement au gâteau de semoule nappé chocolat), avant de basculer sur l’autre versant.
Deuxième partie : la boucle du Ballon d’Alsace (180 km)
Allez savoir pourquoi, ce n’est pas ma section préférée. Pour moi, le REV ne commence vraiment qu’une fois cette boucle effectuée.
On grimpe une première fois le Ballon d’Alsace par Saint-Maurice, ascension régulière et agréable, qui se termine par un festival de digitales. Au cours de la montée, j’échange quelques mots avec Pascal ‘Basket’, venu pour la 4ème fois se mesurer au REV, plus que jamais déterminé à aller au bout. Presque au même moment, passe Eric Royer. Grand et mince, il monte avec aisance. Lui aussi en est à sa 4ème participation. Le hasard a donc réuni, l’espace d’un instant, les trois plus fidèles récidivistes de l’histoire du REV!
Au sommet sont postés les contrôleurs du CC Froideconche, sous la houlette de Jean-Claude. Le temps de me ravitailler, et je redescends à Sewen, toujours avec cette impression de froid, qui s’estompe une fois que j’arrive dans la vallée. Je contourne le massif par le sud, jusqu’à Giromagny, où commence la seconde ascension.
Elle est régulière, un peu monotone, je ressens une certaine lassitude. Ce n’est pas encore une réelle fatigue, simplement un moment où je vais moins bien. Et désormais, ces moments vont alterner avec les moments de plénitude. Le REV est fait de ça: des hauts et des bas – au propre comme au figuré!
Au cours de la montée, survient la voiture d’assistance de Pascal Bride, conduite par son fils Axel. Vanessa, penchée au-dehors par la vitre ouverte, demande gentiment si j’ai besoin de quelque chose. On bavarde un peu. C’est alors que déboule son champion, qui ralentit pour rouler à ma hauteur et faire un brin de causette. J’apprécie ce geste, car je sais qu’il a d’autres ambitions que moi!... ‘Comment ça va ?’ - ‘Bof, j’ai de mauvaises jambes’, répond-il. Et comme il prend le large à la vitesse d’une mobylette, je songe que je voudrais bien avoir d’aussi mauvaises jambes! Quel phénomène, ce ‘Vieux Bridou’...
Second pointage et second ravitaillement au sommet du Ballon d’Alsace. Jean-Claude nous annonce fièrement que nous y monterons une troisième fois, le lendemain, avec 500 bornes dans les pattes. Mieux vaut ne pas y penser. Cela paraît encore totalement irréaliste.
Pendant ce temps, Joachim Garreau arrive, genou en sang et cuissard déchiré (aurait-il rencontré une voiture de France Télévision?)... Pas évident de continuer dans ces conditions, sachant qu’il reste 430 kilomètres à parcourir. Mais il repart. C’est un courageux!
Troisième partie : entrée dans les Hautes Vosges (57 km)
En franchissant le col du Ménil (facile) puis le col d’Oderen (au décor agréable, mais au revêtement en ‘toile émeri’), je pénètre petit à petit dans mon terrain de jeu favori, celui que nous avions si souvent arpenté, mon père et moi, du temps de ma jeunesse. La montée au Markstein par le lac de Kruth faisait partie de nos classiques. Après une attaque raide, la route s’étire paresseusement jusqu’au Treh, où s’envolent les parapentistes. A l’approche du sommet, la pente s’accentue brièvement.
Je frôle un superbe serpent qui se chauffe au soleil sur la chaussée. ‘Ne reste pas là, tu vas te faire aplatir’...
Selon moi, cette ascension est l’occasion d’opérer un ‘retour au calme’ avant le dîner, afin de garantir une bonne digestion. Je grimpe paisiblement, en contemplant le paysage.
Les Hautes Vosges sont magnifiques et le soleil du soir apporte un bel éclairage, des teintes très chaudes. Les flancs des montagnes recouvertes de sapins sont comme des voiles bleus tendus entre le ciel et la vallée. Leurs sommets arrondis, aux courbes tendres, sont vêtus d’un sobre manteau de chaumes.
Sur l’épaule d’une de ces montagnes, se dresse un arbre isolé. Nous possédions un tableau représentant ce paysage, daté de 1938, oeuvre d’un peintre local. Sur cette toile, l’arbre est déjà là, tout petit - un simple point. A chaque fois que nous passions, mon père et moi cherchions l’arbre. Aujourd’hui encore, je cherche l’arbre. Il est toujours là. Très grand...
J’arrive au contrôle du Markstein (km 237) vers 19h00, juste quand les pâtes sont prêtes! L’accueil est chaleureux. L’équipe du CCK qui tient le ravitaillement est bien rodée. Je m’assois dans une chaise pliante et avale mon assiette de pâtes avec appétit, tout en discutant avec Poucet (Gilles Esselin), en pleine forme, et avec Bernard Nollet, qui avance au même rythme que moi. Pendant ce temps, Didier Miranda, qui roule avec son ami Martial Goujon, prend des photos, en vue d’effectuer un reportage sur le REV. L’ambiance est détendue, bon enfant.
4ème partie : du Markstein au Calvaire (78 km)
Il fait étrangement doux, j’ai presque chaud dans mes jambières et mon Gore-tex (je me suis déjà habillée pour la nuit). Grâce au départ matinal, je suis en avance par rapport aux années précédentes et j’ai tout le loisir d’admirer le somptueux paysage de la Route des Crêtes, baignée dans la lumière du soir - contemplation rendue d’autant plus agréable que le trafic motorisé, si important durant la journée, a quasiment cessé. C’est un moment privilégié, l’une des récompenses secrètes que le REV offre à ceux qui osent bousculer les limites du cyclisme ordinaire.
Descente à la Bresse par la route des Américains puis montée vers le col de Grossepierre. Deux hommes du CCK attendent patiemment à l’embranchement de la route de la Courbe. Ce n’est pas un ravitaillement, mais simplement le moyen de vérifier que nous ne nous sommes pas trompés de route. Comme leurs collègues, ils prodiguent des encouragements avec une bonne humeur communicative. Je me sens entourée et épaulée, bien plus que lors des éditions précédentes. Et c’est bon pour le moral!
A partir de là, le REV innove: nous remontons la vallée du Chajoux jusqu’au col des Feignes, d’où nous descendons vers Xonrupt, pour retrouver l’itinéraire habituel au pied du col du Surceneux. Une heureuse variante (la traversée de Gérardmer n’avait aucun intérêt). A la tombée de la nuit, je peux encore admirer la haute vallée du Chajoux, avec ses lacs et ses tourbières, puis les rives du grand lac de Longemer, dont les eaux, miroitant entre les troncs des sapins, semblent retenir les dernières lueurs du jour.
Lorsque j’arrive au-dessus du Valtin, il fait nuit. Le petit village dessine un nid de lumières dans l’immensité sombre de la montagne. La descente continue en pente douce jusqu’à Plainfaing.
Je me sens bien, mais bigre, quel froid! Mon Gore-tex (qui m’avait suffi les années passées) me semble soudain bien léger, et je me surprends à inspecter les rues de Plainfaing, me remémorant l’histoire de ces randonneurs frigorifiés qui avaient chipé des pulls sur les mannequins d’un magasin de vêtements, ou celle de Patrick Plaine, qui, lors d’une nuit plutôt fraîche en Autriche, avait trouvé des habits dans les poubelles. ‘Non, je ne vais quand même
pas faire les poubelles de Plainfaing!’ Au contrôle du Calvaire, ils auront bien du papier journal ou des sacs en plastique, qui feront l’affaire.
Le col du Bonhomme est l’un des principaux cols routiers permettant de franchir les Vosges, une ancienne Nationale très fréquentée. Il y a encore du trafic, dont quelques camions.
La montée est douce et régulière. Ce col me paraît long, malgré le spectacle de la pleine lune, éblouissante, qui joue à cache-cache derrière les sapins. Au sommet, l’ascension continue, progressivement, jusqu’au col du Calvaire, situé sur la crête des Vosges. La route est de nouveau calme; des biches détalent sur la chaussée.
Col du Calvaire (km 315). Les bénévoles de Froideconche, fidèles à leur tradition, ont allumé un feu de camp au coin duquel il fait bon s’asseoir et se réchauffer les os. Il fait glacial là-haut. Plusieurs REVeurs sont là, dont Poucet, qui, m’entendant quémander un sac poubelle, me propose un sous-pull thermique, m’assurant qu’il n’en a pas besoin. La solidarité des REVeurs n’est plus à prouver!
Je me hâte d’intercaler cette couche supplémentaire entre maillot et Gore-tex. Après l’histoire du pneu, celle du pull... Pour une cycliste qui se dit prévoyante et organisée... hum... ‘peut mieux faire!’
Je déguste une délicieuse soupe chaude en regardant danser les flammes, un moment de pur bonheur, quand j’y repense! Autour de moi, dans l’ombre, règne une agitation feutrée; les REVeurs se restaurent, échangent quelques paroles sobres, reprennent courage; les bénévoles notent soigneusement les arrivées, les départs, et se renseignent auprès de nous: ‘Est-ce que tu sais s’il y a quelqu’un derrière toi?’ ‘Est-ce qu’il est loin?’... On guette l’approche d’une petite luciole dans l’obscurité. ‘En voilà un’. On entend juste le cliquetis d’une roue libre. Il met pied à terre en soupirant. On l’applaudit.
C’est une famille – une vraie famille, réunie autour d’un feu de camp, au fin fond des Vosges, le temps d’une nuit hors du temps - le temps d’un REV.
5ème partie : du Calvaire au Linge
Depuis le col du Calvaire, nous empruntons la Route des Crêtes jusqu’à la Schlucht. Malheureux le cycliste qui n’a connu la Route des Crêtes que sous la forme d’un terrain d’entraînement pour motards estivaux! L’une des merveilles du REV est de nous offrir l’occasion de la parcourir à des heures privilégiées – au soir, de nuit, et à l’aube – heures où la nature reprend ses droits, où les hautes chaumes, avec leurs herbes folles, leurs arbres rabougris et tourmentés, leur lacs et leurs tourbières, redeviennent ces lieux sauvages et mystérieux qui ont inspiré tant de légendes vosgiennes.
Du côté du Gazon du Faing, se trouve un lieu-dit Roche des Fées. J’ouvre l’oeil. Si fées il y a, c’est assurément cette nuit qu’elles ont dû choisir pour se promener à travers les chaumes éclairées par la pleine lune... mais seule passe la voiture de Jean-Claude (impossible de le confondre avec une fée), qui veille, infatigable, sur ses brebis éparpillées.
Après la bosse du Gazon Martin, on redescend progressivement jusqu’au col de la Schlucht, puis on entame la longue descente vers la vallée de Munster. On a quitté les chaumes féeriques, pour replonger dans la profonde forêt vosgienne, non moins féerique.
Grâce au pull de Poucet, je suis protégée du froid. Jusqu’ici, tout se passe comme je n’osais plus l’espérer. Pour exprimer ma joie, je chante à travers la nuit:
Once a jolly swagman camped by a billabong
Under the shade of a coolibah tree,
And he sang as he watched and waited til his billy boiled
You’ll come a waltzing Matilda with me...
Loin devant moi brillent les diodes de Pascal ‘Basket’. Je ne vais pas assez vite pour le dépasser, et comme il s’est inscrit en coureur sans assistance, je reste suffisamment en arrière pour ne pas enfreindre le règlement.
Soudain la route sort de la forêt et on aperçoit les lumières de la vallée de Munster, un peu comme si on était à bord d’un avion se préparant à atterrir.
Des souvenirs me reviennent en mémoire. J’étais partie de la Vallée de Chevreuse à 20h00, et arrivée le lendemain soir chez mes parents à Munster, par cette même route, au bout de 480 km... C’était ma toute première aventure en solitaire... il y a bien longtemps.
Pascal grimpe le col du Wettstein avec facilité. Il reste concentré, il a très bien géré son avance, je me dis que cette fois-ci est la bonne!
Je ne cherche pas à le suivre. Je me sens bien. J’ai si souvent monté ce col avec mon père, en totale complicité, lorsque j’étais une ‘ado’, que forcément, je l’aime.
Mais soudain des cris interrompent ma rêverie. Il y a d’étranges spectateurs postés au belvédère, dans le dernier grand virage en lacet, qui hurlent à tue-tête: ‘Tu l’auras, ta piqûre!’... C’est un peu vexant. Je m’apprête à leur répondre: ‘C’est vous qu’il faudrait piquer’ – mais la prudence me retient. Je suis seule. Inutile de chercher les ennuis...
Au col du Wettstein, on n’est qu’à 3,5 km du Linge en passant par la crête, mais il nous faut d’abord descendre à Orbey, puis remonter par Tannach et la Croix de Wihr, soit une boucle de 25,5 km... et une belle ascension supplémentaire.
Au cours de celle-ci (vers Giragoutte, précisément), un troupeau de sangliers traverse la route, juste devant moi. Il y a toute la famille! Impressionnée, je mets pied à terre, attendant que le petit dernier ait, lui aussi, traversé (le petit dernier est toujours à la traîne, comme dans les Walt Disney).
Le collet du Linge (km 373), second havre de chaleur et de convivialité au milieu de la nuit: les bénévoles du REV (ici, des CCK) sont incroyables de gentillesse et d’efficacité. Je me restaure avec une soupe et une cuisse de poulet, discute un peu. Je voudrais rester plus longtemps, mais les aiguilles de la montre ne s’arrêtent jamais de tourner...
6ème partie : du Linge au col Amic (70 km) – Au coeur du REV
L’enchaînement Ballon d’Alsace – Platzerwasel est, depuis les origines, l’un des morceaux de bravoure du REV, mais cette année, il est particulièrement gratiné, puisqu’au lieu de monter au Ried par Luttenbach, on descend la vallée de Munster jusqu’à Wihr-au-Val, pour aller chercher la montée par Wasserbourg.
Cette variante rajoute 15 km, et l’ascension est plus difficile, avec deux murs en sortie de village, puis une pente soutenue durant 4 km. On franchit ensuite un petit col sans nom, d’où l’on rejoint le Ried – à partir de là, l’ascension reprend de plus belle, jusqu’au sommet du Petit Ballon (qui, comme dit Jean-Claude, n’a de petit que le nom).
Malgré l’excellente qualité du revêtement, cette ascension, au bout de 400 km, fait mal aux jambes. Lors de la remise des prix, Pascal Lacarin (qui a effectué la RATA en 2009) l’a comparée à un mini-Mortirolo.
A l’époque où mon père et moi écumions les cols de la région, le ‘Ried par Wasserbourg’ faisait partie de nos ‘pistes noires’: celles où il fallait ‘passer le petit plateau’, contrairement au ‘Ried par Luttenbach’, où nous mettions un point d’honneur à rester sur le plateau du milieu (j’ai bien changé depuis!).
La route forestière se faufile dans la forêt; les premières lueurs colorent l’horizon. Un kilomètre après le Ried, la forêt laisse place aux chaumes, où paissent quelques vaches. Le calme est parfait. La nuit lutte encore avec le jour. Une brise glaciale m’enveloppe. Là-haut, tout est beauté, mais une beauté rude, sauvage, intense, qui semble vous dire: ‘Rien n’est facile, jamais!’...
J’avance comme une fourmi. Je m’attendais à arriver plus tôt au Petit Ballon. Evidemment, la variante par Wasserbourg coûte du temps. Je réalise soudain combien il sera difficile de terminer dans les délais, et le moral en prend un coup. Mais les contrôleurs ont ce qu’il faut pour nous redonner courage: Un feu d’artifice salue mon arrivée au sommet!
Contrôle du Petit Ballon, km 404. Je retrouve les bénévoles de Froideconche avec leur ‘camion – réfectoire - dortoir’... et Jean-Claude en personne! Depuis 2008 (où ce contrôle était au km 324), je n’avais plus bénéficié de ce ravitaillement. Quel changement, cette année! Les organisateurs ont été infiniment plus attentifs aux ‘lents’... quitte à rester en place plus longtemps, avec toute la logistique. Je ne saurais assez les en remercier: c’est énorme – et tellement motivant, de se sentir encore ‘dans le coup’...
Le jour commence à se lever. J’y vois suffisamment pour ôter la lampe de mon casque et effectuer la descente en toute sécurité, malgré quelques lièvres téméraires qui bondissent devant moi.
Aussitôt en bas, aussitôt on remonte!... et rien moins que les trois rampes du ‘Platz’, une autre ‘piste noire’... Je redeviens fourmi, une fourmi bien lasse, mais obstinée. ‘Allez, accroche-toi! Le REV, c’est pas pour les Bisounours!’...
Une fois au sommet du Platzerwasel, il faut encore se hisser sur la crête des Hautes-Vosges, au Breitfirst. Mais grâce à la beauté du paysage, cette dernière partie me paraît moins dure. Le soleil s’est levé, le ciel est limpide, annonçant une journée superbe. Quelle chance nous avons cette année!
Du Breitfirst au sommet du Grand Ballon la route suit la ligne des crêtes. Il n’y a donc plus d’ascension considérable. Une fois encore, je savoure le bonheur de pédaler sur cette route panoramique en l’absence de toute circulation. J’en oublie presque la fatigue.
Au sommet du Grand Ballon (point culminant du REV), on embrasse du regard toute la plaine d’Alsace, qui s’unit au ciel dans un horizon vaporeux. Je commence à bâiller et réalise que je viens de passer la nuit sans m’assoupir. Mais tôt ou tard, le général Sommeil lance son offensive! Alors, pour garder l’esprit clair, dans la descente, je me mets à chanter...
Mi seppellirai lassu in montagna
O bella ciao, o bella ciao, o bella ciao ciao ciao
Mi seppellirai lassu in montagna
Sotto l'ombra di un bel fior...
7ème partie : l’intermède du col Amic (32 km)
Contrôle du col Amic (km 443). Les bénévoles du CCK, qui ont veillé toute la nuit, m’accueillent avec enthousiasme. Je commence à ne plus savoir quoi manger, mais le choix est tel que je trouve mon bonheur. Le soleil brille. La froidure de l’air, si marquée la veille, a complètement disparu, signe avant-coureur d’un changement de temps radical (mais la pluie n’arrivera qu’en soirée, après une chaude journée).
La boucle suivante nous fait descendre à Wattwiller par le Vieil Armand, puis remonter par la route forestière qui part de Wuhenheim, dans la plaine d’Alsace. Une ascension en pente douce, qui offre un peu de répit avant d’attaquer la partie finale du REV.
Le jeune ultra Thomas Becarud, qui a déjà effectué cette boucle, s’apprête à repartir, le sourire aux lèvres. Quelle pêche!
Je fais halte à la sortie de Wuhenheim, à côté du parc aux cigognes. Tout en repliant les habits chauds dans la sacoche, j’assiste à une distribution de grenouilles. La gardienne en a apporté une brouette pleine, et les lance une à une aux célèbres échassiers, qui se pressent autour d’elle en claquetant du bec.
La route mène d’abord au mémorial du Rote-Rain, érigé à la mémoire des Malgré-Nous, ces jeunes Alsaciens incorporés de force dans l’armée allemande (j’ai une pensée pour mon oncle Albert, qui a été détenu à Tambov).
Puis la montée se poursuit très agréablement, sur une petite route paisible et ombragée, au revêtement lisse comme un billard. Samedi matin, les cyclistes sont nombreux sur cette route.
Et ça ne rate pas, j’en récupère un sur le porte-bagages - ou plutôt, une. Une dame très gentille au demeurant, qui, me voyant passer, s’accroche en essayant d’entamer la conversation. Mais ma lassitude est telle que je suis murée dans mon effort, je réponds par grognements. Elle doit me prendre pour une hargneuse qui ne veut pas se laisser doubler. En réalité, je suis incapable de changer de rythme, et je regrette de ne plus avoir assez d’énergie pour lui mettre un sac. Je me résigne donc à la supporter dans ma roue jusqu’au col, lorsque soudain retentit un ‘bip’ – et ma poursuivante de décrocher séance tenante. Il devait être mal réglé, son cardio. J’ai beau ne pas avoir de compteur sur Spirit, je suis sûre que ça n’allait vraiment pas vite...
Contrôle du col Amic, 2nd passage (km 474). Je retrouve avec joie l’oasis amicale du CCK. Quelle patience et quelle gentillesse chez ces bénévoles!
Bernard Nollet vient d’arriver. Il s’est remis d’un ‘coup de barre’ nocturne, mais a perdu du temps. On est sans nouvelle de Pascal ‘Basket’. Deux ultras, Aloyse Lenninger et Ludovic Suzanne, en sont au même stade que moi. Légèrement derrière nous, il y a Didier Miranda, qui poursuit son reportage en compagnie de son collègue Martial.
Une grosse demi-heure devant nous, il y a Matthieu Lunel, Michael Albrecht et Michel Faivre, qui font honneur à la nouvelle catégorie des randonneurs, puisqu’ils sont restés ensemble durant tout le REV, bien que ne se connaissant pas au départ... Chapeau!
8ème partie : du col Amic à Luxeuil (134 km) – L’ultime épreuve
Si certains considèrent l’enchaînement ‘Petit Ballon – Platzerwasel’ comme le passage le plus dur du REV, je considère pour ma part que le final est encore plus dur: l’enchaînement ‘Hundsrück – Ballon d’Alsace par Sewen – Ballon de Servance par Plancher-les-Mines’ est une horreur pour un organisme épuisé.
En songeant à ce charmant programme, j’ai le moral qui vacille. Je me vois mal finir avant 19h00. Il est vrai que je suis venue avec la seule ambition de terminer le REV, à n’importe quelle heure, mais l’idée d’être hors délai après autant d’efforts, est quand même un peu déprimante.
En outre, je suis désormais en proie à deux embarras causés par le froid de la nuit. D’une part, mes poumons (qui sont fragiles), ont été irrités. J’ai comme un début de bronchite qui m’empêche de respirer à fond, et c’est gênant pour grimper! D’autre part, le froid m’a aussi tapé sur le ventre: je dois effectuer plusieurs arrêts en urgence, dans les buissons. Je n’avance plus!
J’enrage. Contrairement aux années précédentes, je n'ai ni mal au genou, ni mal au dos, ni envie de dormir, mais cette fois-ci, ce sont mes nobles (et moins nobles) intérieurs qui sont en dérangement. Il y a toujours quelque chose qui ne va pas!...
Telle est la réalité de la longue distance. Il est moins important d’aller vite quand tout va bien, que de savoir ‘gérer’ quand tout ne va plus bien. Savoir s’accrocher quand le plaisir s’est envolé, quand on se sent minable, quand on n’a plus que de mauvaises sensations, quand notre belle mécanique se met à dérailler, à nous faire souffrir. Savoir temporiser, relativiser, rester positif...
Je viens péniblement à bout du Hundsrück, qui par endroits, n’est pas piqué des vers. Après Masevaux, j’ai tant besoin de calme que j’emprunte la piste cyclable de la Doller pour monter à Sewen. Quelques minutes à l’écart des voitures, c’est un vrai soulagement!
Deux contrôleurs m’attendent à Sewen (km 508). C’est qu’il serait facile d’éviter la troisième ascension du Ballon d’Alsace. Bien sûr, la tricherie délibérée n’est pas dans la mentalité des participants à ce genre d’épreuve, mais personne n’est à l’abri d’un accès de faiblesse ou de découragement, surtout en fin de parcours... et il n’est pas évident qu’on ait l’honnêteté de l’avouer, une fois la ligne d’arrivée franchie... Ces contrôles sont utiles, car ils contribuent au sérieux de l’organisation.
Indépendamment de cela, je suis ravie de trouver quelqu’un à Sewen, histoire de faire une pause et d’échanger trois mots. Depuis le col Amic, je me suis fixé la fontaine de Sewen comme prochain objectif à atteindre. Ces bénévoles attentionnés, qui ne sont pas sensés me porter assistance, m’offrent de l’eau gazeuse et une brioche au chocolat. En outre, ils ont sur eux une boîte de baume ‘le Dragon’, que j’applique sur ma poitrine, dans l’espoir, non pas de cracher du feu, mais de calmer ma bronchite naissante.
La friction camphrée me fait du bien, je respire mieux, ce qui n’est pas un luxe pour monter le Ballon d’Alsace! Des trois versants, celui-ci est le plus raide. Les lacets jusqu’au lac d’Alfeld sont plaisants, mais on attaque ensuite une rampe qui n’en finit pas. Après ce qui paraît une éternité, je redescends à Giromagny. Tout mon corps est endolori. Malgré les quintes de toux, j’essaie encore de chanter pour me donner courage, provoquant l’hilarité des cyclistes que je croise.
J'ai la tête qui éclate
J' voudrais seulement dormir
M'étendre sur l'asphalte
Et me laisser mourir...
Reste à gravir le Ballon de Servance. Il y a un dernier contrôle après Plancher-les-Mines (km 545), au pied de la Planche des Belles Filles (heureusement, Jean-Claude n’a pas pensé à placer ce contrôle en haut).
Comme partout sur ce REV, l’accueil est formidable. Arrivant cahin-caha à une allure de tortue anémiée, je suis acclamée et photographiée telle une vedette, c’est surréaliste! Je m’affale dans une chaise pliante. Le moindre de mes souhaits est exaucé. Si vous n’avez pas le moral après ça...
Les années précédentes, lorsque j’étais arrivée à Plancher-les-Mines, le contrôle était déjà fermé. Certes, j’étais capable de me débrouiller, mais je souffrais un peu quand même en pensant que j’étais ‘hors jeu’, trop faible pour jouer dans la cour des grands. L’ayant vécu, je suis aujourd’hui profondément reconnaissante aux organisateurs d’avoir allongé les plages d’ouverture des contrôles, et aux bénévoles d’avoir accompli jusqu’au bout leur longue tâche.
La route forestière du Ballon de Servance est raide, très difficile en fin de REV. Je ne ressens pas de douleur particulière, je suis simplement à bout de forces, et trouve mon 34x29 encore trop gros. Pourtant, je grignote lentement les kilomètres et le sommet se profile. Hélas, la descente est presque plus dure que la montée! Les secousses me brisent la carcasse. Pendant longtemps, j’ai cru que j’étais la seule à souffrir dans cette descente, parce que je vais lentement (j’ai toujours entendu dire que, quand on passe très vite dessus, on ne sent pas les cahots), mais par la suite, les autres REVeurs m’ont confirmé qu’ils y avaient, eux aussi, vécu ‘l’enfer de l’Est’.
Le col des Croix. Je m’arrête sur la place où se tenait le premier contrôle du REV, aujourd’hui déserte, et m’allonge sur un banc pour une séance de pandiculation. Ce faisant, je réfléchis. Il reste 40,5 km pour rallier Luxeuil. Il est 17h15 environ. Arriver avant 19h00, c’est jouable, à condition de ne pas avoir un fort vent dans le nez. Je tente le coup. La descente est promptement expédiée, ensuite, c’est un terrain plat, avec quelques ondulations après Mélisay. Je m’efforce de tenir un rythme soutenu.
Le vent est étrange: d’abord contraire, ensuite favorable. Le ciel s’est couvert, il tombe trois gouttes. Je ne relâche pas mon effort, et, ô miracle, moi qui étais à l’agonie dans le Ballon de Servance, voilà que mes jambes se mettent à tourner proprement, comme si j’avais libéré des ressources insoupçonnées. Les années précédentes, le retour à Luxeuil m’avait paru interminable. Cette fois-ci, je ne le vois pas passer. Me prenant à mon propre jeu, je cravache de plus belle, je me sens soudain indestructible, j’ai l’impression que je pourrais encore pédaler des heures durant...
Je rejoins l’Abbaye (km 608) un quart d’heure avant 19h00, euphorique. C’est gagné! J’ai bouclé mon 4ème REV en 35h44.
Epilogue : à propos du REV
Le REV est un raid extrême à visage humain, auquel on peut s’essayer sans être obligé de réunir une équipe d’assistance, ni de trouver un gros budget. Mais ne vous y trompez pas: le REV n’en reste pas moins hyper sélectif quant à la difficulté du parcours (qui a beaucoup augmenté depuis l’édition 2008). Et n’est-ce pas là justice, de faire en sorte que le challenge soit pour le cycliste un challenge sportif (et non un challenge logistique et financier)?
Le REV suit sa propre voie. C’est respectable et courageux.
Sa forme actuelle permet de réunir des cyclistes venus de tous horizons, qui partagent la même passion. Qu’ils soient coureurs ultras, cyclosportifs ou randonneurs, qu’ils soient
débutants ou spécialistes des longues distances, tous viennent pour aller au bout d’eux-mêmes et se mesurer, avant tout, au parcours, dans un grand respect mutuel.
C’est, selon moi, une des grandes richesses du REV, d’avoir réussi à créer cette ‘famille’ sympathique et attachante, véritable creuset d’échange, de partage et d’émulation.
Grâce à tous les passionnés qui se sont investis pour le faire vivre, le REV est devenu une épreuve unique, un mélange réussi de très haute exigence sportive et de formidable convivialité, frappé au sceau de la qualité artisanale.
Et sur cette 4ème édition, la qualité de l’organisation a atteint des sommets, comme si la volonté de se surpasser avait submergé tout le monde, aussi bien les organisateurs et les bénévoles, que les participants.
Espérons qu’il en soit toujours ainsi à l’avenir.
On peut juste regretter que le nombre de REVeurs n’ait pas été à la hauteur des efforts déployés. Mais nul doute qu’en sachant conserver ses atouts, le REV rencontrera bientôt le succès qu’il mérite!
Epilogue personnel
A la fin de l’année dernière, j’ai connu un gros échec (dont j’assume l’entière responsabilité), qui m’a déstabilisée, remettant beaucoup de choses en question. Depuis, j’ai continué à rouler, même si le coeur n’y était plus, le seul projet auquel je suis arrivée à m’accrocher étant un futur PBP complètement farfelu.
Pourquoi me suis-je quand même inscrite au REV? Difficile de le dire. A la recherche d’un bonheur perdu? Pour retrouver une famille? Toujours est-il que je ne m’y suis pas préparée sérieusement. Le REV m’angoissait, j'avais un manque total de confiance en moi, alors j’ai essayé d’y penser le moins possible. La veille, j’ai chargé Spirit dans la voiture sans l’inspecter, sans voir mon pneu déchiré, et j’ai fait mon sac au dernier moment, oubliant quelques vêtements qui m’auraient été bien utiles pendant la nuit – parfois glaciale - passée à gravir et dévaler les sommets vosgiens. Heureusement la solidarité des REVeurs a compensé ma défaillance.
Au bout du compte, je me suis rassurée. D’avoir eu la chance de faire partie des 24 REVeurs, d’avoir partagé ces moments intenses, m’a fait un bien fou. C’est peut-être la fin du tunnel... du moins je l’espère...
Sophie MATTER

joachim

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